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Atelier de l’OIE sur les perspectives d'entreprise sur la mobilité des compétences en Afrique de l’Est

mars 16, 2022
Posted by: Wendy Graedler
Category: IOE

La nécessité du dialogue social est plus que jamais d'actualité à tous les niveaux. Le dialogue social s'est avéré être un outil primordial, surtout lorsqu'il s'agit d'élaborer des politiques.

Les 22 et 23 février 2022, l'Organisation internationale des employeurs (OIE), en collaboration avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), a organisé un atelier en Afrique de l'Est afin de recueillir le point de vue des employeurs sur la mobilité des compétences. L'atelier s'est déroulé dans un format hybride interactif avec les objectifs suivants :

  1.  Renforcer la position et le rôle des employeurs dans l'élaboration de la politique migratoire.
  2.  Identifier les obstacles concrets dans les législations nationales ou les cadres régionaux qui empêchent les employeurs d'avoir accès aux compétences de l'étranger.
  3. Identifier les solutions à mettre en œuvre en coopération avec les employeurs et les gouvernements pour faciliter la circulation des travailleurs là où ils sont nécessaires sur le marché du travail.
Tout au long de l'atelier, des représentants de la Confédération des employeurs de l'Afrique des Affaires (BUSINESSAfrica) et des organisations membres d'employeurs et d'entreprises (OEE) de toute l'Afrique de l'Est ont été représentés dans les pays suivants : Chad, Djibouti, Éthiopie, Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie. L'objectif est de partager les résultats dans une déclaration des employeurs africains qui sera soumise au Forum international d'évaluation des migrations (IMRF) en mai 2022.

Les discussions de la journée ont tourné autour de la politique, du cadre juridique et des mécanismes de consultation institutionnels. Les employeurs ont eu des conversations entre eux et ont soulevé des questions tout en proposant des solutions autour des domaines mentionnés. Les représentants des employeurs ont partagé leurs diverses expériences sur la façon dont ils sont impliqués dans l'élaboration des politiques dans le secteur de la migration dans leurs pays. Certains pays comme le Rwanda ont été applaudis pour leurs politiques favorables aux citoyens et aux employeurs. D'autres pays, comme l'Éthiopie et le Kenya, ont cité parmi leurs défis le manque de décence au travail, en particulier lorsque leurs citoyens se rendent dans des pays Arabes.

En ce qui concerne les questions relatives à la promotion de la protection sociale dans le cadre de la migration de main-d'œuvre, il considère que les problèmes de communication constituent un obstacle majeur.
"Cette mauvaise communication est due à l'absence d'une source d'information unique et rationalisée qui a été examinée et validée. Avec l'essor de la technologie, la plupart des gens accèdent à des informations erronées auprès de personnes non autorisées, trouvent un emploi à l'étranger et s'envolent avec quelques documents ou des documents falsifiés, pour se retrouver ensuite dans des situations de travail forcé et de traite des êtres humains ou dans des environnements peu propices."
 
"Kidole kimoja hakivunji chawa"
Un proverbe swahili qui souligne la nécessité de l'unité, notamment lorsqu'il s'agit de faire face à un ennemi commun. Le deuxième jour, les employeurs ont accueilli leurs gouvernements à la table pour discuter des questions émergentes et trouver ensemble des solutions. Les gouvernements ont salué l'initiative et espèrent qu'elle pourra se propager au niveau national et ne pas rester cantonnée au niveau international.
 
Dans l'ensemble, les points suivants ont été retenus de cet atelier de deux jours :
  1. Les employeurs et les gouvernements ont un intérêt commun à garantir un cadre juridique efficace en matière de migration, qui réponde aux pénuries de compétences ou à l'inadéquation des compétences, assure la création d'emplois, la transition vers des économies formelles, l'augmentation des investissements, et contribue au développement durable et à la croissance africaine. Les gouvernements et les employeurs doivent travailler main dans la main.
  2. Alors que la plupart des flux migratoires se produisent à l'intérieur de l'Afrique, les employeurs appellent à la mise en place de cadres régionaux efficaces permettant la libre circulation de la main-d'œuvre.
  3. Les employeurs appellent à des mécanismes institutionnels formels pour faciliter un engagement significatif avec les gouvernements afin de garantir la mise en œuvre du Pacte mondial pour les migrations.
Les prochains ateliers régionaux en Afrique sur le même sujet se tiendront les 29 et 30 mars à Abidjan, en Côte d'Ivoire, et du 21 au 22 avril à Johannesburg, en Afrique du Sud.

     
 

Author :Wendy Graedler